Test ETOE Starfish 2 : notre avis complet sur le vidéoprojecteur Google TV Full HD qui fait aussi lampe d’ambiance

Projecteur Full HD, lampe d'ambiance et réveil lumineux : l'ETOE Starfish 2 est un très bon vidéoprojecteur de chambre sous Google TV, malgré un autofocus et un trapèze perfectibles.
Boîte du vidéoprojecteur ETOE Starfish 2 avec les mentions Google TV, Netflix, YouTube, Prime Video et 1080P

Un vidéoprojecteur qui pivote jusqu’au plafond, qui s’allume comme une lampe de chevet et qui embarque un vrai Google TV avec Netflix officiel : l’ETOE Starfish 2 ne ressemble à aucun autre projecteur passé entre mes mains. Après le ETOE Whale Pro testé récemment sur le blog, la marque revient avec un format radicalement différent, pensé pour la chambre bien plus que pour le salon.

Obtenu par Zigbuy.fr pour un test, je l’ai déballé, configuré et utilisé aussi bien sur le mur de l’atelier que dans une pièce plongée dans le noir. Dans ce test de l’ETOE Starfish 2, je détaille tout : la présentation du produit, ses caractéristiques techniques, le déballage et le montage, la mise au point et les fonctionnalités, l’interface Android TV (Google TV, pour être exact), puis mon verdict.

Mon avis en deux lignes : le Starfish 2 est un très bon produit, bien fini, simple à vivre et vraiment original avec sa lampe d’ambiance et sa rotation à 300°. Il pèche en revanche sur deux points que je ne vais pas cacher : la mise au point automatique, qui manque parfois de précision, et la correction du trapèze, qui montre vite ses limites sur un mur de biais.

Profitez du Full HD 1080p, de Google TV, de 500 lumens ANSI et d’une image jusqu’à 100 pouces. Autofocus, Wi-Fi double bande et son 2 × 5 W.

Sommaire

  • Présentation de l’ETOE Starfish 2
  • Caractéristiques techniques
  • Déballage et montage
  • Mise au point et fonctionnalités
  • Android TV : Google TV à bord du Starfish 2
  • Conclusion
  • FAQ

Présentation de l’ETOE Starfish 2

Boîte du vidéoprojecteur ETOE Starfish 2 avec les mentions Google TV, Netflix, YouTube, Prime Video et 1080P

Le marché du vidéoprojecteur abordable est saturé de boîtiers noirs ou gris qui se ressemblent tous. Même fiche technique gonflée, même silhouette de petite brique, mêmes promesses de 4K qui n’en est pas vraiment. Le Starfish 2 prend le contre-pied complet : c’est un objet blanc, tout en rondeurs, suspendu dans un arceau, qui tient autant de la lampe design que du projecteur.

Derrière cette allure, il y a une vraie proposition technique. On parle d’un projecteur LCD Full HD de 500 lumens ANSI, d’un système Google TV officiel, d’une tête qui bascule sur 300° pour viser le mur comme le plafond, et d’un corps lumineux qui sert de lampe d’ambiance et de réveil simulateur d’aube. Trois usages dans un seul appareil de moins de 2 kg.

ETOE, une marque jeune mais pas débutante

ETOE, pour « Easy to Enjoy », a été lancée en 2021. Son fondateur, Jeric Li, revendique une quinzaine d’années de recherche et développement dans la projection, et il a dirigé la catégorie projecteurs chez Anker, la maison derrière les Nebula. On n’est donc pas face à une marque blanche sortie de nulle part.

La marque s’est d’abord fait un nom aux États-Unis et au Japon, avant d’arriver officiellement en Europe en mars 2025 avec deux familles de produits : les Dolphin, des projecteurs DLP au format canette, et les Starfish, des projecteurs LCD pensés pour la chambre. ETOE se présente comme la première marque de projecteurs LCD autorisée par Google TV, et elle met systématiquement en avant un moteur optique entièrement scellé.

Sur LeBlog3D, j’ai déjà eu l’occasion de tester le Whale Pro, un modèle de salon nettement plus lumineux. Le Starfish 2 joue dans une tout autre catégorie, et c’est justement ce qui le rend intéressant à mes yeux : il ne cherche pas à faire la même chose en plus petit, il propose un autre usage.

Du Starfish au Starfish 2 : une vraie montée en gamme

Le premier Starfish, sorti à l’été 2024, posait déjà le concept : un petit projecteur de chambre avec veilleuse tactile et tête orientable. Il se contentait toutefois d’une définition HD 720p, de 300 lumens ANSI, d’un unique haut-parleur de 5 W et d’une rotation limitée à 140°. Une version Starfish Plus est ensuite venue apporter le Full HD et Google TV, sans toucher à la luminosité.

Le Starfish 2, lancé au printemps 2026, reprend l’idée et pousse tous les curseurs en même temps.

CritèreStarfish (2024)Starfish 2 (2026)
Définition native1280 × 7201920 × 1080
Luminosité annoncée300 lumens ANSI500 lumens ANSI
SystèmeAndroid TV 11Google TV
Rotation de la tête140°300°
Audio1 haut-parleur de 5 W2 haut-parleurs de 5 W
ÉclairageVeilleuse tactileLampe d’ambiance 15 couleurs, mode sommeil, réveil aube

Sur le papier, c’est un autre appareil. Le passage au 1080p natif est le changement le plus important à mes yeux. Sur une image de 80 ou 100 pouces, le 720p laisse vite apparaître sa trame, surtout sur les textes, les menus et les sous-titres.

Le gain de luminosité, de 300 à 500 lumens ANSI, élargit ensuite la plage d’utilisation. Il ne transforme pas l’appareil en projecteur de plein jour, mais il fait la différence entre une image qui s’effondre à la moindre lampe allumée et une image qui tient encore la route en fin de journée.

Un concept trois-en-un : projecteur, lampe d’ambiance et réveil

C’est le cœur du produit. La plupart des vidéoprojecteurs ne servent à rien une fois éteints, et finissent rangés dans un placard entre deux séances. Le Starfish 2, lui, reste utile en permanence, et c’est ce qui justifie de lui laisser une place fixe dans une pièce.

  • Projecteur : image Full HD de 40 à 100 pouces, mise au point et trapèze automatiques, Google TV intégré avec Netflix natif.
  • Lampe d’ambiance : le corps translucide diffuse 15 couleurs, avec des effets dynamiques, une lumière fixe, un effet aurore et un mode bougie.
  • Compagnon de sommeil : un mode sommeil pour accompagner l’endormissement, et une alarme qui simule le lever du soleil en augmentant progressivement la lumière.

Ajoutez deux haut-parleurs de 5 W et le Bluetooth, et vous obtenez un appareil qui a toute sa place sur une table de nuit, une commode ou un coin de bureau. C’est exactement là que je l’ai trouvé le plus pertinent pendant ce test.

Pourquoi un projecteur de chambre plutôt qu’une télévision ?

La question mérite d’être posée, parce qu’un téléviseur de 43 pouces coûte aujourd’hui à peu près le même prix. La réponse tient en trois points.

Le premier, c’est l’encombrement visuel. Un téléviseur éteint reste un grand rectangle noir accroché au mur ou posé sur un meuble. Un projecteur ne laisse rien derrière lui : le mur redevient un mur, et ici l’appareil se transforme en lampe plutôt qu’en objet technique.

Le deuxième, c’est la taille de l’image. Aucune télévision de chambre ne vous donnera 80 ou 100 pouces de diagonale. Dans le noir, depuis le lit, l’effet cinéma est réel, y compris avec un appareil de cette gamme.

Le troisième, c’est la liberté de placement. Mur d’en face, mur latéral, plafond : la tête orientable permet de changer de surface en deux secondes selon que l’on est assis, allongé ou à deux. Une télévision impose sa position une fois pour toutes.

En contrepartie, un projecteur exige de l’obscurité et un mur clair et à peu près lisse. Si ces deux conditions ne sont pas réunies chez vous, la télévision reste le choix raisonnable.

À qui s’adresse le Starfish 2 ?

Soyons clairs dès le départ, car c’est ce qui évite les déceptions : avec 500 lumens ANSI, ce n’est pas un remplaçant de téléviseur pour un salon baigné de lumière. Pour cet usage, il faut viser des modèles trois fois plus lumineux, et plus encombrants.

Le Starfish 2 vise d’autres situations :

  • la chambre, pour regarder une série au lit, sur le mur d’en face ou directement au plafond ;
  • le studio ou la petite pièce, où l’on ne veut pas d’un grand écran noir accroché au mur ;
  • la chambre d’enfant ou d’adolescent, où la lampe d’ambiance et le réveil lumineux ont un vrai intérêt au quotidien ;
  • le bureau ou l’atelier, pour afficher une vidéo ou un tutoriel en grand pendant que l’on bricole ;
  • les soirées d’appoint, comme un film chez des amis ou une projection dans une pièce que l’on peut obscurcir.

Si vous cherchez un projecteur que l’on pose, que l’on allume et qui affiche Netflix en moins d’une minute sans boîtier ni câble HDMI, vous êtes au bon endroit. Si vous cherchez la plus grande image possible en plein après-midi, volets ouverts, passez votre chemin.

Prix et positionnement

Le Starfish 2 s’affiche a 259€ chez Zigbuy.fr . À ce tarif, il se retrouve face à une concurrence féroce : des projecteurs LCD plus lumineux chez les marques d’entrée de gamme, et des modèles DLP portables plus compacts chez les grands noms du secteur.

Sa réponse n’est pas la surenchère de chiffres, et c’est tant mieux. Il mise sur trois arguments que la plupart de ses rivaux ne réunissent pas : une vraie certification Google TV avec Netflix natif, un moteur optique scellé contre la poussière, et ce format de lampe pivotante qui change l’usage au quotidien.

Ce que je voulais vérifier pendant ce test

Une fiche technique ne dit jamais tout. Avant de brancher l’appareil, j’avais noté cinq questions auxquelles ce test devait répondre.

  1. Les 500 lumens ANSI suffisent-ils pour une image agréable, et dans quelles conditions de lumière ?
  2. Les automatismes (mise au point, trapèze, alignement) tiennent-ils leurs promesses hors d’une installation parfaitement de face ?
  3. Google TV reste-t-il fluide avec seulement 1,5 Go de mémoire vive ?
  4. La lampe d’ambiance est-elle un gadget ou une fonction que l’on utilise vraiment ?
  5. Les deux haut-parleurs de 5 W dispensent-ils d’une enceinte externe ?

Je réponds à chacune dans les sections qui suivent, sans rien enjoliver.

Caractéristiques techniques de l’ETOE Starfish 2

Avant de passer à la pratique, voici la fiche technique complète du Starfish 2. Je la commente juste après, car plusieurs lignes méritent d’être traduites en usage réel plutôt que lues comme de simples chiffres.

CaractéristiqueETOE Starfish 2
Technologie d’affichageLCD 3 pouces, source LED
Définition nativeFull HD 1920 × 1080
Définition acceptée en entréeJusqu’à la 4K (décodage)
Luminosité annoncée500 lumens ANSI
Contraste annoncé3000:1
HDRHDR10+ annoncé
Durée de vie de la sourcePlus de 30 000 heures
Moteur optiqueEntièrement scellé, anti-poussière
Taille d’image40 à 100 pouces
Distance de projection1,1 à 2,8 m
Rapport de projection1,27:1
ZoomNumérique, de 50 à 100 %
Format d’image16:9, 4:3 adaptatif
Mise au pointAutomatique
Correction du trapèzeAutomatique, avec alignement automatique de l’écran
Inclinaison de la tête0 à 300°
SystèmeGoogle TV officiel, Netflix intégré, Assistant Google
ProcesseurQuatre cœurs
Mémoire vive1,5 Go
Stockage8 Go
Wi-FiDouble bande 2,4 GHz et 5 GHz
Bluetooth5.0
ConnectiqueHDMI 2.1, USB-A 2.0, USB-C, sortie audio mini-jack
Haut-parleurs2 × 5 W
Éclairage d’ambiance15 couleurs, effets dynamiques, lumière fixe, aurore, bougie
Fonctions sommeilMode sommeil, réveil par simulation d’aube
Niveau sonore annoncé28 dB
Dimensions170 × 170 × 324 mm
Poids1,84 kg
AlimentationAdaptateur secteur USB-C Power Delivery fourni
Contenu de la boîteProjecteur, adaptateur secteur, télécommande, manuel

Un LCD Full HD natif, et non une fausse 4K

Le Starfish 2 repose sur une dalle LCD de 3 pouces éclairée par une source LED. C’est la technologie la plus répandue dans cette gamme de prix, avec ses qualités connues : des couleurs franches, aucun effet arc-en-ciel comme on peut en percevoir sur certains projecteurs DLP, et un coût contenu.

Sa définition native est de 1920 × 1080 pixels. J’insiste sur le mot « native », car beaucoup de petits projecteurs vendus comme « 4K » ou « 1080p supporté » affichent en réalité du 720p, voire moins. Ici, chaque pixel d’une source Full HD correspond à un pixel projeté.

La mention « décodage 4K » signifie simplement que l’appareil accepte un flux 4K en entrée et le ramène à sa définition d’affichage. Vous pouvez donc lancer un contenu 4K sur Netflix ou brancher une source 4K en HDMI sans message d’erreur, mais l’image restera en Full HD. C’est honnêtement présenté par la marque, et c’est très bien ainsi.

500 lumens ANSI : ce que cela donne concrètement

Le chiffre de 500 lumens peut sembler modeste face aux « 20 000 lumens » affichés par certaines références à 60 €. Ces chiffres-là ne reposent sur aucune norme. Le lumen ANSI, lui, correspond à une méthode de mesure standardisée, réalisée en plusieurs points de l’image. 500 lumens ANSI réels valent bien mieux que des dizaines de milliers de lumens fantaisistes.

Ce qui compte ensuite, c’est la surface sur laquelle on étale cette lumière. Plus l’image est grande, moins elle est lumineuse. J’ai fait le calcul pour quatre diagonales au format 16:9.

DiagonaleLargeur × hauteurSurfaceÉclairement théorique
40 pouces0,89 × 0,50 m0,44 m²Environ 1 130 lux
60 pouces1,33 × 0,75 m0,99 m²Environ 500 lux
80 pouces1,77 × 1,00 m1,76 m²Environ 280 lux
100 pouces2,21 × 1,25 m2,76 m²Environ 180 lux

Ces valeurs sont théoriques, obtenues en divisant le flux annoncé par la surface de l’image. Elles donnent toutefois un repère très parlant : entre 60 et 100 pouces, l’image perd près des deux tiers de son éclat.

La conclusion pratique est simple. Jusqu’à 60 ou 70 pouces, le Starfish 2 supporte une lumière d’ambiance douce. À 100 pouces, il lui faut une pièce réellement sombre. C’est la règle du jeu avec tous les projecteurs de cette catégorie, et mieux vaut la connaître avant l’achat.

Rapport de projection : quelle taille d’image à quelle distance ?

Le rapport de projection de 1,27:1 signifie que la largeur de l’image vaut la distance de projection divisée par 1,27. C’est une focale plutôt standard, ni courte ni longue. Voici les tailles que l’on obtient aux distances les plus courantes.

Distance projecteur-murLargeur d’imageDiagonale approximative
1,1 m0,87 m40 pouces
1,5 m1,18 m53 pouces
2,0 m1,57 m71 pouces
2,5 m1,97 m89 pouces
2,8 m2,20 m100 pouces

Dans une chambre classique, où le projecteur se trouve entre 2 et 2,5 mètres du mur d’en face, on obtient donc une image de 70 à 90 pouces. C’est précisément la zone dans laquelle la luminosité reste confortable dans le noir.

Pour une projection au plafond, la distance est plus courte. Avec un appareil posé sur une table de nuit et un plafond à 2,50 m, il reste environ 1,8 m de recul, soit une image d’un peu plus de 60 pouces. C’est largement suffisant quand on la regarde allongé.

Le zoom, enfin, est uniquement numérique, de 50 à 100 %. Il permet de réduire l’image sans déplacer l’appareil, au prix d’une partie des pixels. Il dépanne, mais le meilleur réglage reste toujours de rapprocher ou d’éloigner le projecteur.

Contraste et HDR : ne pas trop en attendre

Le contraste annoncé de 3000:1 est dans la norme des projecteurs LCD à LED. Il garantit une image lisible et des couleurs présentes, mais pas des noirs profonds : sur les scènes sombres, le noir tire vers le gris foncé, comme sur tous les modèles de cette technologie.

La compatibilité HDR10+ est à prendre de la même manière. Le projecteur sait lire ces contenus, mais avec 500 lumens ANSI il n’a pas la réserve de lumière nécessaire pour restituer de vrais pics lumineux. L’intérêt est surtout d’éviter une image délavée lorsque la source est en HDR.

Moteur optique scellé et LED 30 000 heures : l’argument durabilité

C’est un point que je trouve sous-estimé. Sur un projecteur LCD classique, l’air de refroidissement traverse le bloc optique. Avec le temps, la poussière se dépose sur la dalle et finit par dessiner des taches sombres dans l’image, impossibles à retirer sans démontage.

Le Starfish 2 utilise un moteur optique entièrement scellé : la dalle et les lentilles sont isolées du flux d’air. Dans une chambre, où les textiles produisent beaucoup de poussière, et à plus forte raison dans un atelier comme le mien, c’est un vrai gage de longévité.

La source LED est annoncée pour plus de 30 000 heures. À raison de quatre heures par jour, tous les jours, cela représente plus de vingt ans d’utilisation. Autrement dit, il n’y a pas de lampe à remplacer, et ce n’est pas la source lumineuse qui mettra fin à la carrière de l’appareil.

Processeur, mémoire et stockage : le strict nécessaire

C’est la partie la moins généreuse de la fiche. Le Starfish 2 embarque un processeur à quatre cœurs, 1,5 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage. À titre de comparaison, le Whale Pro de la même marque dispose de 2 Go et de 16 Go.

Ces 8 Go ne sont pas entièrement disponibles, puisque le système en occupe une bonne partie. On installe sans problème les grandes applications de streaming, mais pas des dizaines d’applications ni des jeux volumineux. Je reviens sur les conséquences réelles de ce choix dans la section consacrée à Google TV.

Connectique et sans-fil : complet pour un appareil de chambre

La dotation est cohérente : un port HDMI 2.1 pour une console, un ordinateur ou un boîtier externe, un port USB-A pour lire des fichiers depuis une clé, un port USB-C et une sortie audio mini-jack pour un casque ou des enceintes.

Côté sans-fil, le Wi-Fi double bande est indispensable pour le streaming. La bande des 5 GHz offre le débit nécessaire aux flux Full HD, et celle des 2,4 GHz porte plus loin si la box est à l’autre bout du logement. Le Bluetooth 5.0 sert à la télécommande, et permet de relier une enceinte ou un casque sans fil.

Dimensions et poids : un vrai objet, pas un mini projecteur

Avec 170 × 170 × 324 mm et 1,84 kg, le Starfish 2 n’est pas un projecteur de poche. Il occupe sur un meuble l’emprise d’une lampe de bureau, et monte à un peu plus de 32 cm. Il se déplace facilement d’une pièce à l’autre grâce à son arceau, mais ce n’est pas un modèle à glisser dans un sac à dos.

Il n’a d’ailleurs pas de batterie : il fonctionne sur secteur, via son adaptateur USB-C. Ce n’est pas un défaut pour l’usage visé, mais c’est à savoir si vous imaginiez l’emmener en camping.

Déballage et montage

Le déballage est souvent révélateur du soin qu’une marque apporte à ses produits. Ici, la première impression est franchement bonne, et elle se confirme à chaque étape.

Un double emballage qui protège bien

Le Starfish 2 arrive dans un premier carton brun, sobrement marqué « Smart Projector ». C’est un carton d’expédition, renforcé à l’adhésif, avec les étiquettes du modèle et de l’importateur européen. Rien de spectaculaire, mais c’est exactement ce que l’on attend : il encaisse les chocs du transport à la place de la boîte du produit.

Mon exemplaire est arrivé sans le moindre coin enfoncé. Pour un appareil doté d’une optique et d’un bras articulé, ce double emballage n’est pas un luxe.

À l’intérieur se trouve la boîte commerciale. Elle adopte un format vertical, haut d’environ 36 cm, avec un fond gris clair, le logo ETOE en rouge et une grande photo du projecteur illuminé en dégradé de rose, de bleu et de vert. Le bas de la face avant rappelle l’essentiel : Google TV, Netflix, YouTube, Prime Video et 1080P.

Une poignée en plastique souple traverse le dessus de la boîte. C’est un détail, mais il en dit long sur le positionnement : on peut conserver cet emballage pour transporter l’appareil chez des amis ou le ranger proprement. L’ensemble pèse environ 2,5 kg.

L’ouverture : tout est calé au millimètre

Une fois les rabats soulevés, on tombe sur un intérieur entièrement blanc. Une épaisse plaque de mousse protège le dessus, le manuel est posé bien en évidence, et une boîte blanche séparée contient les accessoires. Le projecteur, lui, est logé en dessous, maintenu par des cales qui épousent sa forme.

Rien ne bouge quand on secoue légèrement la boîte. On est loin des projecteurs d’entrée de gamme emballés dans un simple sachet à bulles.

Le manuel porte les logos ETOE, Google TV et « Hey Google ». Il est illustré et va à l’essentiel : mise sous tension, appairage de la télécommande, description des boutons et des modes d’éclairage. Prenez deux minutes pour le parcourir, ne serait-ce que pour repérer la fonction de chaque touche de la base.

Le contenu de la boîte

L’inventaire est rapide :

  • le vidéoprojecteur ETOE Starfish 2, livré entièrement assemblé ;
  • un adaptateur secteur USB-C Power Delivery, avec prise européenne ;
  • une télécommande Bluetooth avec microphone pour l’Assistant Google ;
  • un manuel utilisateur.

Il n’y a pas de câble HDMI dans la boîte. Ce n’est pas dramatique pour un appareil pensé pour le streaming intégré, mais prévoyez-en un si vous comptez brancher une console ou un ordinateur. Pensez aussi aux piles de la télécommande.

Montage : il n’y en a pas, et c’est une bonne nouvelle

Je conserve le mot « montage » dans le titre parce que c’est une étape habituelle de mes tests. Sur une imprimante 3D ou un graveur laser, elle occupe souvent une heure. Ici, elle se résume à presque rien.

La tête, l’arceau et la base forment un seul bloc à la sortie du carton. Il n’y a ni vis, ni pied à clipser, ni support à ajouter. Les seules opérations à réaliser sont les suivantes :

  1. retirer les films et mousses de protection, notamment autour du corps translucide et de l’objectif ;
  2. poser l’appareil sur une surface stable et à peu près horizontale ;
  3. brancher le câble USB-C de l’adaptateur sur la base, puis l’adaptateur sur le secteur ;
  4. insérer les piles dans la télécommande ;
  5. orienter la tête vers le mur ou le plafond, et allumer.

Du carton fermé à la première image, comptez moins de cinq minutes. C’est l’un des produits les plus rapides à mettre en service que j’ai testés sur le blog.

Design : une lampe avant d’être un projecteur

Sorti de sa boîte, le Starfish 2 surprend. Il ne ressemble pas à un projecteur, et c’est voulu. L’appareil se compose de trois éléments.

La tête, d’abord. C’est une capsule blanche de la taille d’une grosse bouteille isotherme. Sa face avant est percée de dizaines de petits trous disposés en cercles concentriques autour de l’objectif, ce qui lui donne un air de haut-parleur haut de gamme. Juste sous l’objectif, on distingue un petit capteur : c’est lui qui sert aux réglages automatiques de l’image.

Le corps de la capsule est en plastique translucide dépoli. Éteint, il est simplement blanc laiteux. Allumé, il devient le diffuseur de la lampe d’ambiance et s’illumine sur toute sa longueur. Une bague argentée, discrètement gravée du logo ETOE, termine l’arrière.

L’arceau, ensuite. C’est un cadre rectangulaire aux angles très arrondis, qui tient la tête par deux pivots latéraux. Il sert à la fois de bras articulé et de poignée de transport. C’est grâce à lui que la tête peut basculer sur 300°, du mur d’en face jusqu’au plafond, et même au-delà vers le mur situé derrière l’appareil.

La base, enfin. Ronde, plate et lestée, elle assure la stabilité de l’ensemble et abrite les grilles perforées de la partie audio. L’appareil ne bascule pas, même tête complètement inclinée vers l’avant.

L’ensemble est entièrement blanc mat. Les plastiques sont propres, sans bavure de moulage, et les ajustements sont réguliers. Le blanc a l’avantage de se fondre dans une chambre, là où un projecteur noir attire toujours l’œil. Il marque en revanche un peu plus la poussière, ce qui se règle d’un coup de chiffon microfibre.

Les commandes sur la base

La base ne se contente pas de porter l’appareil. Elle regroupe quatre boutons physiques, disposés autour d’une petite fenêtre translucide. L’un d’eux porte une note de musique, un autre un pictogramme d’image. Un petit voyant rouge indique que l’appareil est sous tension.

J’apprécie beaucoup ce choix. Sur la plupart des projecteurs, perdre la télécommande revient à perdre l’usage de l’appareil. Ici, on peut allumer la lampe ou changer de mode du bout des doigts, sans chercher quoi que ce soit dans le noir. Pour un objet de table de nuit, c’est tout simplement indispensable.

Les boutons ont une course courte et un clic franc. Ils sont affleurants, donc invisibles de loin, ce qui préserve la ligne épurée de l’appareil.

La télécommande et l’adaptateur secteur

La télécommande reprend le blanc du projecteur. Elle est fine, légère et bien équilibrée. On y trouve le bouton d’alimentation, la touche micro pour l’Assistant Google, un pavé directionnel circulaire avec validation centrale, les touches retour, accueil et menu, ainsi qu’une bascule de volume.

Plusieurs touches sont propres au Starfish 2 : elles donnent un accès direct à l’éclairage d’ambiance et aux réglages de l’image, sans passer par les menus. C’est pratique, car ce sont justement les fonctions que l’on sollicite le plus souvent.

Le dos de la télécommande réserve une petite surprise : il est en plastique fumé translucide et laisse deviner le circuit imprimé. C’est purement esthétique, mais c’est le genre d’attention qui distingue un produit dessiné d’un produit simplement assemblé.

L’adaptateur secteur est un bloc carré blanc, avec une prise européenne et un câble USB-C. Le choix de l’USB-C Power Delivery est une bonne chose : c’est un standard, et un bloc de ce type se remplace facilement en cas de perte. Le câble offre une longueur correcte pour une table de nuit, mais prévoyez une rallonge si votre prise est éloignée.

Qualité de fabrication : mon ressenti

Après manipulation, trois points ressortent.

Le premier est la fermeté des pivots. La tête se règle d’une main et reste là où on la place, y compris pointée vers le plafond. C’est le point que je redoutais le plus sur ce type de mécanisme, et il est bien traité.

Le deuxième est la stabilité. Avec son centre de gravité bas, la base ne glisse pas et ne se soulève pas quand on appuie sur les boutons.

Le troisième est la cohérence de l’ensemble. Projecteur, télécommande, adaptateur et même emballage partagent la même teinte et le même soin. On a entre les mains un produit pensé comme un tout, ce qui est rare à ce prix.

Où l’installer ? Mes conseils de placement

Quelques minutes de réflexion avant la première projection évitent bien des réglages ensuite.

  • Face au mur, autant que possible. Plus l’appareil est perpendiculaire à la surface, moins la correction du trapèze a de travail, et meilleure est l’image. J’y reviens longuement dans la section suivante.
  • À la bonne hauteur. Idéalement, l’objectif se trouve à peu près à la hauteur du tiers inférieur de l’image souhaitée. Une commode fait souvent mieux qu’une table basse.
  • À la bonne distance. Comptez 2 m pour environ 70 pouces et 2,5 m pour près de 90 pouces.
  • Sur un mur clair et mat. Un mur blanc lisse donne d’excellents résultats. Un mur texturé, coloré ou satiné dégrade la netteté et les couleurs.
  • Avec de l’air autour. Ne collez pas les grilles d’aération contre un rideau ou une pile de livres.

Le projecteur est maintenant en place. Il reste à l’allumer, et c’est là que les choses sérieuses commencent.

Mise au point et fonctionnalités

C’est la section la plus importante de ce test, et aussi celle où mon avis est le plus nuancé. Le Starfish 2 promet une image réglée toute seule en quelques secondes. La promesse est tenue dans les cas simples, et nettement moins dès que l’installation se complique.

Premier allumage : une image floue, puis la mire apparaît

À la première mise sous tension, l’animation de démarrage s’affiche avec ses barres colorées. L’image est alors franchement floue, ce qui est normal : l’objectif n’a encore aucune idée de la distance qui le sépare du mur.

Quelques instants plus tard, le projecteur lance de lui-même sa séquence de réglage. Une mire s’affiche, l’objectif motorisé se déplace, et l’image se précise progressivement. On n’a touché à rien.

L’autofocus : rapide, pratique, mais pas infaillible

Le principe est simple. Le projecteur affiche une mire composée d’un grand cercle central marqué « FOCUS » et de petits repères répartis sur toute l’image. Le capteur situé sous l’objectif analyse la netteté de ces repères pendant que la lentille avance et recule. Quand le contraste est maximal, le réglage s’arrête.

L’opération dure quelques secondes. Elle se déclenche à l’allumage, mais aussi lorsque l’appareil détecte qu’il a été déplacé. En usage courant, c’est très agréable : on pose le Starfish 2, on l’oriente, et l’image est exploitable sans passer par un menu.

Voilà pour le bon côté. Dans les faits, j’ai relevé trois limites, et c’est le premier des deux reproches que je fais à ce projecteur.

La netteté obtenue n’est pas toujours optimale. Il arrive que l’autofocus s’arrête un cran avant ou après le point idéal. L’image est alors correcte de loin, mais les petits textes des menus manquent de piqué. Relancer la mise au point suffit le plus souvent à corriger le tir, mais on aimerait que le premier essai soit le bon.

La netteté n’est pas homogène sur toute l’image. Le centre est bien défini, alors que les bords et surtout les coins sont plus doux. Ce défaut s’accentue dès que le projecteur n’est pas parfaitement face au mur, pour une raison purement optique que j’explique plus bas.

La mire s’invite parfois en plein programme. Un meuble que l’on frôle ou une table de nuit que l’on bouscule suffit à relancer la séquence, et la mire vient alors se superposer à l’image.

Ce n’est pas dramatique, puisque la mire disparaît en quelques secondes. Mais en pleine scène, c’est le genre de détail qui sort du film.

Comment obtenir une image vraiment nette

Après plusieurs essais, voici la méthode qui m’a donné les meilleurs résultats.

  1. Laissez l’appareil chauffer une à deux minutes. Comme sur beaucoup de projecteurs LCD, la netteté évolue légèrement pendant la montée en température. Une mise au point réalisée à froid n’est plus tout à fait juste ensuite.
  2. Relancez la mise au point une fois l’image stabilisée, depuis la touche dédiée de la télécommande.
  3. Affinez à la main si nécessaire. Affichez un écran chargé en texte, comme une page de réglages ou un film sous-titré, et ajustez par petites touches jusqu’à ce que les lettres soient nettes.
  4. Jugez la netteté à mi-chemin entre le centre et les bords, et non au centre uniquement. On obtient ainsi le meilleur compromis sur toute la surface.
  5. Ne déplacez plus l’appareil. Une fois réglé, il conserve sa mise au point.

Avec cette routine, qui prend moins d’une minute, l’image du Starfish 2 est réellement bonne. Mon reproche ne porte donc pas sur la netteté que le projecteur est capable d’atteindre, mais sur le fait qu’il n’y arrive pas toujours seul.

Correction du trapèze : impeccable de face, à la peine sur un mur de biais

C’est mon second reproche, et il est lié au précédent.

Un rappel pour ceux qui découvrent la projection. Lorsqu’un projecteur n’est pas perpendiculaire au mur, l’image n’est plus un rectangle mais un trapèze : le côté le plus éloigné de l’objectif est plus grand que le côté le plus proche. La correction du trapèze consiste à déformer numériquement l’image en sens inverse, pour retrouver un rectangle.

Le Starfish 2 gère cela automatiquement, avec en complément une fonction d’alignement de l’écran. J’ai testé trois situations.

Projecteur face au mur, tête inclinée vers le haut. C’est le cas le plus fréquent, quand l’appareil est posé sur un meuble bas. La correction verticale est rapide et précise. Le rectangle est propre, et il n’y a rien à redire.

Projecteur légèrement décalé sur le côté. Avec un angle modéré, la correction automatique fait le travail, parfois en deux temps. Le résultat est acceptable, avec un rectangle correct à l’œil.

Projecteur franchement de biais par rapport au mur. C’est là que ça se gâte. L’automatisme ne parvient pas à redresser complètement l’image : elle reste trapézoïdale, avec un côté visiblement plus haut que l’autre. Il faut alors passer par la correction manuelle des coins dans les réglages de projection pour obtenir un vrai rectangle.

Ce comportement est décevant au regard de la promesse d’une installation entièrement automatique. Il est d’autant plus regrettable qu’un projecteur de chambre se retrouve souvent, justement, sur une table de nuit placée de côté par rapport au mur d’en face.

Pourquoi le biais dégrade aussi la netteté

Les deux reproches sont en réalité les deux faces d’un même problème physique, que je préfère expliquer plutôt que de simplement le constater.

Quand le projecteur est de biais, un côté de l’image se trouve plus loin de l’objectif que l’autre. Or une optique ne peut faire la mise au point que sur une seule distance à la fois. Si le centre est net, le côté le plus proche et le côté le plus éloigné le sont forcément un peu moins.

La correction du trapèze, elle, est purement numérique. Elle redresse la forme de l’image, mais ne change rien à la distance réelle parcourue par la lumière. Elle a même trois coûts cachés :

  • une perte de définition, puisque l’image corrigée n’utilise plus tous les pixels de la dalle ;
  • une perte de luminosité, pour la même raison ;
  • un halo gris autour de l’image, car la zone de la dalle laissée inutilisée n’est jamais parfaitement noire sur un projecteur LCD. Dans l’obscurité, on devine ce cadre plus clair autour du rectangle utile.

Aucun projecteur n’échappe à ces lois, y compris des modèles trois fois plus chers. Simplement, les meilleurs automatismes masquent mieux le problème, et ceux du Starfish 2 atteignent leurs limites plus tôt.

Mon conseil est donc sans appel : placez le Starfish 2 face au mur. Quitte à déplacer un meuble de trente centimètres ou à choisir un autre mur, vous gagnerez en netteté, en luminosité et en géométrie. Dans cette configuration, je n’ai plus aucun reproche à lui faire.

La projection au plafond : la vraie bonne idée du Starfish 2

S’il y a un usage où ce projecteur prend tout son sens, c’est celui-ci. Grâce à son arceau, la tête bascule à la verticale en un geste. Il n’y a ni support à acheter, ni trépied, ni cale à bricoler sous l’appareil.

Posé sur la table de nuit, objectif vers le haut, le Starfish 2 projette une image d’une soixantaine de pouces au-dessus du lit. Comme la tête est alors perpendiculaire au plafond, la correction du trapèze n’a presque rien à faire. On échappe ainsi aux deux défauts décrits plus haut, et l’image est homogène.

Regarder un film allongé, la tête sur l’oreiller, sans se tordre le cou vers un écran, est un vrai confort. C’est aussi une solution étonnamment efficace avec des enfants, pour un dessin animé avant de dormir.

Une seule condition : un plafond blanc et lisse. Les plafonds à crépi marqué ou à dalles donnent une image granuleuse.

Qualité d’image : ce que vaut vraiment le Starfish 2

Une fois l’appareil bien placé et bien réglé, que voit-on ?

La définition. Le Full HD natif fait son travail. Les menus de Google TV sont lisibles, les vignettes sont détaillées, et les sous-titres sont nets. Sur 80 pouces, on ne distingue pas la grille de pixels à distance normale de visionnage. C’est un vrai progrès par rapport aux projecteurs 720p de même format.

Les couleurs. Elles sont vives et flatteuses, dans la tradition des projecteurs LCD. Les dessins animés, les séries et les contenus YouTube en profitent pleinement. Les teintes de peau sont crédibles. Les amateurs d’étalonnage rigoureux trouveront le rendu un peu démonstratif, mais ce n’est pas le public visé.

Le contraste. C’est le point faible habituel de cette technologie. Les scènes lumineuses sont très agréables. Les scènes sombres sont moins convaincantes, avec des noirs qui tirent vers le gris foncé. Pour un thriller nocturne, on reste en deçà d’un bon téléviseur.

La luminosité. C’est la question que tout le monde se pose. Voici mon ressenti selon les conditions.

ConditionsTaille d’image conseilléeMon ressenti
Pièce dans le noir completJusqu’à 100 poucesTrès bon
Soirée avec une lampe tamisée60 à 80 poucesBon
Journée, volets ou rideaux fermés50 à 60 poucesCorrect
Journée, pièce éclairée—Insuffisant

Le tableau confirme le calcul théorique présenté plus haut. Le Starfish 2 est un projecteur du soir et de la nuit. Dans ce cadre, qui est précisément celui d’une chambre, il donne une image dont on profite vraiment.

Mes réglages conseillés

Pour terminer sur l’image, voici les réglages que je recommande après ce test.

  • Mode d’image : le mode standard pour la télévision et YouTube, le mode cinéma pour les films dans le noir, plus doux pour les yeux.
  • Taille : restez autour de 70 à 80 pouces. C’est le meilleur équilibre entre immersion et luminosité.
  • Zoom numérique : laissez-le à 100 % et jouez sur la distance.
  • Trapèze : visez la correction la plus faible possible en soignant le placement. Si une correction manuelle est nécessaire, faites-la une fois, puis ne touchez plus à l’appareil.
  • Mur : un simple mur blanc mat suffit. Une toile de projection apporte un gain visible sur le contraste si vous voulez aller plus loin.

La lampe d’ambiance : bien plus qu’un gadget

Je l’avoue, j’abordais cette fonction avec un certain scepticisme. Les éclairages colorés ajoutés à des appareils qui n’en ont pas besoin, on en a tous vu. Ici, c’est différent, parce que la lampe n’est pas un ajout : elle fait partie de la conception même de l’objet.

Tout le corps de la capsule s’illumine, et la lumière filtre aussi par les perforations de la face avant, qui dessinent alors une couronne de petits points autour de l’objectif. L’effet est vraiment réussi. Comme le montre la photo, l’éclairage est assez puissant pour baigner tout un plan de travail d’une lumière douce.

Le système propose 15 couleurs et plusieurs modes :

  • une lumière fixe, dans la teinte de votre choix, du blanc chaud aux couleurs saturées ;
  • des effets dynamiques, avec des transitions progressives entre les teintes ;
  • un effet aurore, qui fait onduler lentement des dégradés ;
  • un mode bougie, à la lueur chaude et légèrement vacillante.

On pilote le tout depuis la télécommande ou directement depuis les boutons de la base. Ce second point est essentiel : la lampe s’utilise sans allumer la projection et sans chercher la télécommande, comme une vraie lampe de chevet.

À l’usage, c’est la fonction dont je me suis le plus servi en dehors de la projection. Le mode bougie crée une ambiance agréable le soir, et une teinte chaude à faible intensité fait une veilleuse très correcte. Dans une chambre d’enfant, c’est un argument à part entière.

Un conseil pratique : pendant un film, éteignez la lampe ou réduisez-la au minimum. Toute lumière parasite fait baisser le contraste de l’image, et celle du projecteur lui-même ne fait pas exception.

Mode sommeil et réveil par simulation d’aube

Le Starfish 2 pousse la logique de l’appareil de chambre jusqu’au bout, avec deux fonctions liées au sommeil.

Le mode sommeil installe une ambiance visuelle apaisée pour accompagner l’endormissement. L’idée est de remplacer l’écran du téléphone, que l’on tient à trente centimètres du visage, par une lumière douce et indirecte.

Le réveil par simulation d’aube fonctionne à l’inverse. À l’heure programmée, la lumière monte progressivement en intensité, comme un lever de soleil, et se synchronise avec une scène projetée. On sort du sommeil en douceur plutôt qu’en sursaut.

Les simulateurs d’aube existent depuis longtemps sous forme d’appareils dédiés, vendus plusieurs dizaines d’euros. En trouver un intégré dans un projecteur est inattendu, et parfaitement cohérent avec son emplacement naturel, à côté du lit.

Je reste mesuré sur un point : ces fonctions demandent un peu de configuration, et tout le monde ne remplacera pas son réveil habituel. Mais elles existent, elles fonctionnent, et elles contribuent à faire du Starfish 2 un objet que l’on utilise matin et soir, et pas seulement pour regarder un film.

Le son : deux haut-parleurs de 5 W logés dans la base

Passons à l’audio. Le Starfish 2 embarque deux haut-parleurs de 5 W, contre un seul sur le premier modèle. Ils sont logés dans la base, derrière les grilles perforées.

Pour une chambre ou une petite pièce, le volume est largement suffisant. Je n’ai jamais eu besoin de dépasser la moitié de la course pour suivre une série confortablement. Les voix sont claires et bien détachées, ce qui est l’essentiel pour les dialogues.

Les limites sont celles que l’on attend d’un appareil de ce volume. Les basses sont discrètes : les explosions d’un film d’action manquent de coffre, et la musique paraît un peu mince. La scène sonore reste également centrée sur l’appareil, puisque les deux haut-parleurs sont très proches l’un de l’autre.

Un détail lié au format mérite d’être signalé. Le son provient de la base, donc de l’endroit où l’appareil est posé, et non de l’image. Sur une table de nuit, le son arrive de côté alors que l’image est en face ou au plafond. On s’y habitue en quelques minutes, mais c’est moins naturel qu’avec un projecteur placé derrière soi.

Deux solutions existent pour aller plus loin :

  • relier une enceinte ou une barre de son en Bluetooth ou par la sortie mini-jack, pour les soirées cinéma ;
  • connecter un casque Bluetooth, pour regarder un film tard sans réveiller la personne qui dort à côté. Dans une chambre, c’est sans doute la fonction audio la plus utile de toutes.

À l’inverse, le Starfish 2 peut aussi servir d’enceinte, projection éteinte. C’est le rôle du bouton marqué d’une note de musique sur la base. Associé à la lampe d’ambiance, cela en fait un petit système tout-en-un très agréable pour un fond musical.

Bruit de fonctionnement et chauffe

Un projecteur de chambre bruyant serait un non-sens. ETOE annonce 28 dB, une valeur basse pour un projecteur LCD de cette luminosité.

En pratique, la ventilation produit un souffle régulier, sans sifflement ni variation brusque de régime. On l’entend dans une pièce totalement silencieuse, lorsque l’on se trouve juste à côté de l’appareil. Dès que le son du programme est lancé, même à faible volume, il passe au second plan.

La chaleur est évacuée discrètement. L’air qui sort est tiède, et le corps de l’appareil reste à une température tout à fait normale après un film complet. Le choix d’une source LED y est pour beaucoup : elle chauffe bien moins que les anciennes lampes.

La connectique à l’usage : console, ordinateur, clé USB

Même si Google TV couvre l’essentiel des besoins, les ports physiques restent utiles.

Le port HDMI 2.1 accueille une console, un ordinateur portable ou un décodeur. Brancher une Nintendo Switch pour une partie de Mario Kart sur 80 pouces fait toujours son petit effet. Je n’ai pas mesuré le retard d’affichage : pour du jeu occasionnel, l’expérience est plaisante, mais ce n’est pas un projecteur destiné au jeu compétitif.

Le port USB-A permet de lire des fichiers depuis une clé ou un disque. Il suffit d’installer un lecteur multimédia depuis le Play Store pour lire ses films, ses photos de vacances ou sa musique. C’est aussi une bonne solution pour compenser les 8 Go de stockage interne.

La sortie mini-jack est la solution la plus simple pour un casque filaire ou une paire d’enceintes amplifiées. Elle n’introduit aucun décalage entre l’image et le son, contrairement à certaines liaisons Bluetooth.

Le port USB-C sert à l’alimentation. En théorie, une batterie externe Power Delivery suffisamment puissante pourrait donc alimenter l’appareil loin d’une prise. Je ne l’ai pas testé, et je ne le présente donc pas comme une fonction acquise.

Wi-Fi, Bluetooth et diffusion depuis le smartphone

Le Wi-Fi double bande s’est montré stable pendant tout le test. Mon conseil est de connecter le projecteur à la bande des 5 GHz dès que la box est dans la même pièce ou dans la pièce voisine : les flux Full HD démarrent plus vite et ne redescendent pas en qualité.

La diffusion depuis un téléphone passe par Google Cast, intégré à Google TV. Depuis un smartphone Android ou depuis le navigateur Chrome d’un ordinateur, on envoie une vidéo, une photo ou un onglet en deux pressions. Sur iPhone, les applications compatibles Cast, comme YouTube ou Netflix, fonctionnent de la même manière. La fiche technique ne mentionne pas AirPlay : les utilisateurs d’iPhone passeront donc par ces applications plutôt que par la recopie d’écran d’Apple.

Une soirée type avec le Starfish 2

Pour résumer cette partie, voici à quoi ressemble concrètement l’utilisation du projecteur.

Le soir, il fait office de lampe, en mode bougie. Au moment de regarder un épisode, j’incline la tête vers le mur ou le plafond et j’appuie sur le bouton d’alimentation. L’image apparaît, la mise au point se fait, et je relance éventuellement le réglage une fois l’appareil chaud. Netflix est à deux pressions de télécommande. À la fin de l’épisode, j’éteins la projection, et la lampe reprend son rôle.

Cette continuité entre les usages est ce qui distingue vraiment le Starfish 2. On ne sort pas un projecteur, on utilise un objet qui est déjà là.

Android TV : Google TV à bord du Starfish 2

Une précision de vocabulaire pour commencer, car la confusion est fréquente. On parle souvent d’« Android TV » pour désigner le système des téléviseurs et projecteurs connectés. Le Starfish 2 tourne plus exactement sous Google TV, qui est l’interface la plus récente de Google, construite sur la base d’Android TV. Les applications sont les mêmes, le Play Store aussi. Ce qui change, c’est l’écran d’accueil, centré sur les recommandations de contenus plutôt que sur une simple grille d’applications.

Le point essentiel est ailleurs : il s’agit d’une version officielle et certifiée. Sur beaucoup de projecteurs bon marché, on trouve un Android de tablette bricolé, sans Play Store digne de ce nom, où Netflix refuse de se lancer ou se limite à une image de basse qualité. Ici, tout fonctionne comme sur un téléviseur de grande marque.

La première configuration, étape par étape

J’ai photographié les principales étapes, car elles réservent une ou deux petites surprises.

1. Le choix de la langue. Le tout premier écran est en anglais : « Language », avec « English » présélectionné. Pas d’inquiétude, il suffit d’utiliser les flèches gauche et droite de la télécommande pour faire défiler les langues.

On s’arrête sur « français », puis on valide avec « Confirm ». Tout le reste de la configuration se déroule ensuite dans notre langue.

2. L’appairage de la télécommande. La télécommande fonctionne en Bluetooth, ce qui évite d’avoir à viser l’appareil. C’est indispensable ici, puisque le projecteur se trouve souvent à côté de soi ou derrière soi. L’appairage se fait en maintenant deux touches, comme l’indique l’écran.

3. La connexion au Wi-Fi. On choisit son réseau et on saisit le mot de passe. Privilégiez la bande des 5 GHz si votre box la propose sous un nom distinct.

4. Le compte Google. Deux méthodes sont proposées. La plus rapide consiste à utiliser son smartphone avec l’application Google Home : on scanne un code, et le compte ainsi que le Wi-Fi sont transmis au projecteur. L’autre méthode passe par la saisie de l’identifiant et du mot de passe à la télécommande, ce qui est plus fastidieux.

5. La mise à jour du système. Mon exemplaire a immédiatement téléchargé une mise à jour de 886 Mo, installée en deux étapes. Il faut prévoir quelques minutes, selon le débit de votre connexion, et surtout ne pas débrancher l’appareil pendant l’opération.

Je vois cette mise à jour comme un bon signe. Elle montre que la marque continue de faire évoluer le logiciel après la sortie du produit, et que l’on démarre avec un système à jour plutôt qu’avec la version figée en usine.

6. Les derniers réglages. Google TV propose ensuite d’activer l’Assistant, de choisir ses services de streaming et d’installer une sélection d’applications. On peut tout accepter, ou passer et y revenir plus tard.

Au total, comptez un quart d’heure environ, mise à jour comprise. C’est un peu plus long que sur un projecteur sans système intégré, mais on ne le fait qu’une fois.

L’écran d’accueil de Google TV

Voici l’interface telle qu’elle apparaît une fois la configuration terminée. Elle est entièrement en français et s’organise de haut en bas.

  • La barre de navigation, avec la recherche, puis les onglets Accueil, Films, Séries et Applis. À droite, on trouve l’accès aux entrées et aux paramètres, ainsi que l’heure.
  • Le bandeau à la une, qui met en avant une sélection éditoriale. Le jour de ma photo, il s’agissait d’une thématique consacrée à la bande dessinée.
  • La rangée « Recommandé pour vous », qui mélange des contenus issus de tous vos services.
  • La rangée « Vos applications », avec chez moi Netflix, YouTube, Disney+, Prime Video, TF1+, M6+, Orange TV, YouTube Music et france.tv.

Un détail utile : certaines icônes sont accompagnées d’un petit pictogramme en forme de nuage. Cela signifie que l’application est suggérée mais pas encore installée. Elle se télécharge au premier lancement, ce qui préserve le stockage tant que l’on ne s’en sert pas.

La photo permet aussi de juger de la lisibilité. Les textes sont nets, les vignettes sont détaillées, et les couleurs du bandeau ressortent bien, alors que la projection est faite sur un simple mur.

Les applications : Netflix natif et les chaînes françaises

C’est le grand avantage d’un système certifié.

Netflix est préinstallé et fonctionne normalement, avec son interface habituelle, ses profils et une vraie image haute définition. Aucune manipulation, aucun fichier à installer à la main, aucune application de substitution. Pour qui a déjà bataillé avec un projecteur non certifié, c’est un soulagement.

YouTube, Prime Video et Disney+ sont dans le même cas.

Les services français sont bien présents sur le Play Store. J’ai notamment utilisé M6+, sur laquelle a été prise la photo de la mire plus haut dans cet article. On trouve aussi TF1+, france.tv, Arte et les applications des opérateurs comme Orange TV. Autrement dit, le Starfish 2 peut réellement remplacer une télévision d’appoint pour regarder les chaînes en direct ou en rattrapage, sans antenne ni décodeur.

Au-delà de la vidéo, le Play Store donne accès à plus de 10 000 applications : musique, radios, lecteurs multimédias, météo. YouTube Music ou Spotify se marient d’ailleurs très bien avec la lampe d’ambiance et le mode enceinte.

L’Assistant Google et la recherche vocale

La télécommande dispose d’une touche micro. Une pression, et l’on dicte sa demande. C’est nettement plus rapide que de saisir un titre lettre par lettre sur un clavier virtuel.

La recherche est transversale. En demandant un film, on obtient la liste des services qui le proposent, avec la possibilité de le lancer directement. On peut aussi demander un genre, un acteur, ou une chaîne YouTube.

L’Assistant répond également aux questions courantes, comme la météo ou un minuteur, et peut piloter les objets connectés reliés à votre compte Google. Depuis un lit, éteindre les lumières à la voix avant de lancer un film a quelque chose de très confortable.

Fluidité : l’avis sans détour sur les 1,5 Go de mémoire vive

C’était l’une de mes interrogations avant le test, et la réponse tient en une phrase : c’est suffisant, mais sans marge.

Dans l’usage normal, c’est-à-dire lancer une application, choisir un programme et le regarder, tout se passe bien. La lecture vidéo est fluide, sans saccade ni désynchronisation du son. C’est le plus important, et sur ce point il n’y a rien à redire.

C’est dans la navigation que l’on sent la configuration modeste :

  • juste après l’allumage, l’écran d’accueil met quelques secondes à devenir pleinement réactif ;
  • l’ouverture des applications les plus lourdes demande un court temps de chargement ;
  • en passant d’une application à l’autre, la précédente est souvent fermée par le système, et elle repart alors de zéro.

Rien de bloquant, et rien d’inhabituel à ce niveau de prix. Mais si vous venez d’un boîtier haut de gamme, vous percevrez la différence.

Quelques réglages améliorent sensiblement les choses :

  1. N’installez que les applications dont vous vous servez. Chaque application en moins libère du stockage et de la mémoire.
  2. Surveillez le stockage dans les paramètres. Avec 8 Go au total, mieux vaut garder un peu d’espace libre pour les mises à jour.
  3. Désactivez la lecture automatique des aperçus sur l’écran d’accueil et dans les applications qui le permettent.
  4. Redémarrez l’appareil de temps en temps plutôt que de le laisser indéfiniment en veille.
  5. Essayez le mode « applications uniquement » de Google TV, qui allège l’écran d’accueil en retirant les recommandations.

Et si vous tenez à une interface plus véloce, le port HDMI accepte n’importe quel boîtier de streaming externe. Très honnêtement, je n’en ai pas ressenti le besoin.

Profils, enfants et contrôle parental

Google TV gère plusieurs profils, chacun avec ses recommandations et sa liste de suivi. Il propose aussi des profils enfants, avec une sélection d’applications autorisées, des limites de temps d’écran et une heure de coucher.

Pour un projecteur destiné en partie aux chambres d’enfants et d’adolescents, ce n’est pas anecdotique. Associé à la lampe d’ambiance et au réveil lumineux, cela donne un ensemble cohérent, que les parents gardent sous contrôle.

Mises à jour et suivi logiciel

La mise à jour de 886 Mo proposée dès le premier démarrage est rassurante. Un appareil certifié reçoit par ailleurs les mises à jour des applications par le Play Store, indépendamment du constructeur. Netflix ou YouTube continueront donc d’évoluer normalement.

J’espère d’ailleurs que les prochaines versions du logiciel amélioreront les automatismes de l’image. La précision de l’autofocus et la gestion du trapèze sur un mur de biais sont en grande partie affaire d’algorithmes. Une mise à jour pourrait donc corriger, au moins en partie, les deux reproches que j’ai formulés.

Mon bilan sur la partie logicielle

Google TV est l’un des vrais points forts du Starfish 2. On allume, on choisit, on regarde, sans boîtier, sans câble et sans bidouille. L’interface est claire, les applications françaises sont là, et Netflix fonctionne nativement.

La seule réserve concerne la mémoire, calculée au plus juste. Elle n’empêche rien, mais elle demande de garder un système propre et de ne pas attendre la réactivité d’un téléviseur haut de gamme.

Conclusion : faut-il acheter l’ETOE Starfish 2 ?

Après ce test complet, mon avis sur l’ETOE Starfish 2 est clairement positif. C’est un très bon produit, original et bien exécuté, qui ne ressemble à rien d’autre sur le marché à ce prix. Il n’est pas parfait pour autant, et ses deux défauts méritent d’être connus avant l’achat.

Ce que je retiens

Le Starfish 2 réussit ce que peu de projecteurs parviennent à faire : se rendre utile en dehors des séances. Lampe d’ambiance le soir, projecteur pour un épisode, enceinte pour un fond musical, réveil lumineux le matin. C’est un objet que l’on laisse en place, et non un appareil que l’on sort du placard.

Sa conception est remarquable de cohérence. L’arceau qui sert à la fois de bras, de poignée et de charnière vers le plafond est une excellente idée. La finition est propre, les boutons sur la base sont bien pensés, et le moteur optique scellé rassure sur la durée.

Google TV fait le reste. Avec Netflix natif, les applications françaises et la recherche vocale, on dispose d’une expérience complète sans le moindre accessoire.

Les réponses à mes cinq questions de départ

  1. Les 500 lumens ANSI suffisent-ils ? Oui, le soir et dans une pièce sombre, jusqu’à 80 pouces sans réserve et jusqu’à 100 pouces dans le noir. Non, en plein jour.
  2. Les automatismes sont-ils fiables ? De face, oui. De biais, non : l’autofocus manque de précision et le trapèze n’est pas complètement corrigé.
  3. Google TV est-il fluide avec 1,5 Go de mémoire ? La lecture vidéo est irréprochable. La navigation est correcte, sans plus.
  4. La lampe d’ambiance est-elle un gadget ? Non. C’est la fonction qui justifie de laisser l’appareil en permanence dans la chambre.
  5. Le son se suffit-il à lui-même ? Pour une série dans une chambre, oui. Pour un film à grand spectacle, une enceinte externe apporte un vrai plus.

Les points forts

  • Un design unique, à la fois lampe et projecteur, très bien fini
  • Une tête orientable sur 300°, idéale pour la projection au plafond
  • Une vraie définition Full HD native
  • Google TV officiel avec Netflix natif et les applications françaises
  • Une lampe d’ambiance 15 couleurs réellement utile
  • Un mode sommeil et un réveil par simulation d’aube
  • Un moteur optique scellé et une source LED donnée pour 30 000 heures
  • Des boutons physiques sur la base, pratiques sans télécommande
  • Une mise en service en moins de cinq minutes, sans aucun montage
  • Un fonctionnement discret, adapté à une chambre

Les points faibles

  • Une mise au point automatique qui manque parfois de précision, et qui se relance au moindre mouvement
  • Une correction du trapèze insuffisante sur un mur de biais
  • Une luminosité limitée à un usage en pièce sombre
  • 1,5 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage, calculés au plus juste
  • Un zoom uniquement numérique
  • Pas de batterie intégrée ni de câble HDMI fourni

Mes notes

CritèreNote
Design et fabrication9/10
Qualité d’image7,5/10
Mise au point et trapèze automatiques6,5/10
Google TV et applications8/10
Son7/10
Lampe d’ambiance et fonctions annexes9/10
Rapport qualité-prix8/10
Note globale8/10

Pour qui est-il fait ?

Je le recommande si vous cherchez un projecteur pour une chambre, un studio ou une chambre d’enfant, si l’idée de regarder un film au plafond vous séduit, et si vous voulez un appareil simple, complet et agréable à regarder même éteint. Dans ce rôle, je ne lui connais pas d’équivalent direct.

Je le déconseille si vous voulez remplacer la télévision d’un salon lumineux, si vous ne pouvez pas placer le projecteur à peu près face au mur, ou si vous recherchez avant tout la plus grande image possible. Un modèle plus classique et plus lumineux, comme le Whale Pro de la même marque, conviendra alors mieux.

Le mot de la fin

L’ETOE Starfish 2 est le projecteur que je conseillerais sans hésiter à quelqu’un qui n’a jamais eu de projecteur, et qui veut simplement profiter d’une grande image dans sa chambre. Il pèche un peu sur la mise au point et sur la gestion du trapèze de biais, mais ces défauts se contournent en soignant le placement. Ses qualités, elles, se vérifient tous les jours.

FAQ sur l’ETOE Starfish 2

L’ETOE Starfish 2 est-il compatible avec Netflix ?

Oui. Le Starfish 2 fonctionne sous Google TV officiel et Netflix y est intégré nativement. L’application se lance comme sur un téléviseur, sans manipulation ni boîtier externe.

Le Starfish 2 est-il un projecteur 4K ?

Non. Sa définition native est le Full HD, soit 1920 × 1080 pixels. Il accepte les contenus 4K en entrée et les affiche en Full HD : c’est ce que signifie la mention « décodage 4K ».

Quelle taille d’image peut-on obtenir, et à quelle distance ?

L’image va de 40 à 100 pouces de diagonale, pour une distance de 1,1 à 2,8 m. À 2 m du mur, on obtient environ 70 pouces. À 2,5 m, près de 90 pouces.

Peut-on utiliser l’ETOE Starfish 2 en plein jour ?

Pas dans de bonnes conditions. Avec 500 lumens ANSI, il est conçu pour le soir et les pièces sombres. En journée, il faut fermer les volets ou les rideaux et se limiter à une image de 50 à 60 pouces.

Peut-on projeter au plafond ?

Oui, et c’est l’un de ses meilleurs usages. La tête pivote sur 300° grâce à l’arceau, sans support ni trépied. Posé sur une table de nuit, il projette une image d’une soixantaine de pouces au-dessus du lit.

Le Starfish 2 a-t-il une batterie ?

Non. Il fonctionne sur secteur, avec l’adaptateur USB-C Power Delivery fourni.

Le son intégré est-il suffisant ?

Les deux haut-parleurs de 5 W suffisent pour une chambre ou une petite pièce, avec des voix claires. Pour davantage de basses, on peut relier une enceinte en Bluetooth ou par la sortie mini-jack. Un casque Bluetooth permet aussi de regarder un film sans déranger.

Peut-on brancher une console de jeu ou un ordinateur ?

Oui, grâce au port HDMI 2.1. Il convient très bien au jeu occasionnel sur grand écran. Le câble HDMI n’est pas fourni.

La lampe d’ambiance fonctionne-t-elle sans la projection ?

Oui. La lampe s’utilise seule, comme une lampe de chevet ou une veilleuse, et se commande depuis les boutons de la base ou depuis la télécommande. Elle propose 15 couleurs et plusieurs effets, dont un mode bougie.

Que faire si l’image est floue ou déformée ?

Placez d’abord le projecteur le plus possible face au mur. Laissez-le chauffer une à deux minutes, relancez la mise au point automatique, puis affinez à la main sur un écran contenant du texte. Si l’image reste en trapèze, utilisez la correction manuelle dans les réglages de projection.

Quelle différence entre le Starfish et le Starfish 2 ?

Le Starfish 2 passe du 720p au Full HD natif, de 300 à 500 lumens ANSI, d’Android TV 11 à Google TV, de 140° à 300° de rotation, et d’un à deux haut-parleurs. Il ajoute aussi la lampe d’ambiance 15 couleurs, le mode sommeil et le réveil par simulation d’aube.

Où acheter l’ETOE Starfish 2 au meilleur prix ?

Profitez du Full HD 1080p, de Google TV, de 500 lumens ANSI et d’une image jusqu’à 100 pouces. Autofocus, Wi-Fi double bande et son 2 × 5 W.

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